Nos rudes aventuriers de l'Ouest, quoi donc qu'ils avaient l'estomac ? Oui,  oui... Il faut manger pour vivre et non vivre pour manger. N'empêche que la gastronomie est un art difficile à pratiquer quand il ne reste que les dents sur les os et que les papilles ont disparu. Quand les poncifs laissent facilement traîner un bout de squelette sur le sable  mais qu'une bonne tambouille peut éviter une grosse baston, il serait dommage de s'en priver.

D'où l'intérêt de

La cuisine des Hors-la-loi, livre de Yvon-Marie Boxi, paru en 2012.

Qu'est-ce qui m'a poussée à acheter ça? Peut-être la couverture... Peut-être la curiosité alimentaire... En tous cas, je ne l'ai pas regretté.

Ne pas se fier au titre (un brin raccoleur). On rencontre bien plus de braves colons honnêtes que d'outlaws, dans ce bouquin où l'histoire des routes migratoires cotoie allègrement celle de la popotte, des ingrédients et des ustensiles de la vie courante.

Même pour ceux qui n'ont aucune intention d'empoigner la queue d'une casserole, ce livre peut être une lecture très intéressante et instructive.

Sans lui, je n'aurais probablement pas donné au barman, dans mon roman, autant d'importance...

On aurait pu intituler ce livre "voyage gastronomique dans le Wild West".

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On semble déborder un peu de la zone géographique des Western. En réalité, on avance en suivant le déplacement de la "Frontière". L'ouvrage évoque aussi bien la cuisine des colons en zone de "Frontière" que celle des tribus indiennes ou des différentes régions des USA, avec le métissage culturel se rapportant à chacune.

Tous les "Grignotages" sur thème Western ICI.

Fiche technique de mon roman "Howahkan" LA.