Marie-Beatrice

PRENOM : Marie. 

NOM : Béatrice. 

ESPECE : Robot. 

TYPE : XJ-11. 

PROFESSION : Technicienne de Soins
Sexuels Hospitaliers.

SITUATION : En couple.

UNIVERS : le roman de Romain Mikam
autopublié fin 2015.  

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Mika est ce qu'on nomme un copinaute. Un ami que je n'ai jamais rencontré et que je ne connais que par ses posts en forum. Métissage XXI° siècle et numérique des contacts épistolaires et places publiques d'autrefois. J'ai hésité, quand à la forme sous laquelle lui commander son livre: papier ou numérique? J'ai choisi papier, et demandé dédicace. Cela fait une émotion toute spéciale, de voir sur la papier, tracés en biais sur la page, au crayon bille bleu, des mots bien vivants, là où on n'a jamais vu que des caractères typographiques bien alignés.

Je m'étais promis de prendre mon temps. En fait, j'ai dévoré le livre. Et sur la fin, j'ai galopé, pour connaître la fin. Même une fois qu'elle devient évidente. Du moins, évidente pour l'élément le plus visible de l'histoire. 

"Marie Béatrice", malgré la profession de pute pour laquelle ont été conçues Marie et ses "soeurs", n'est pas un roman coquin, ni rien de tout ça. Il y est par contre beaucoup question de discrimination et d'intégration, les humains n'étant pas tous prêts (loin de là) à accepter les robots. S'ils l'étaient, le livre n'aurait sans doute rien à raconter, mais justement. C'est l'enjeu. A petite échelle (famille), moyenne (lieu de travail) ou grande (médias).

Il y a aussi une méditation sur l'Humain. Marie est un énième avatar du mythe de la créature vivante fabriquée par un créateur humain. Le mythe de Frankenstein... Houlà, ça va faire frémir. C'est aussi le thème du mythe celte de la femme-fleur. Faire jaillir la vie. Créer cette étincelle qui rend l'humain unique différent de la chose.

La créer, et la développer, car une fois cette étincelle introduite dans le logiciel, elle peut devenir... la même chose que chez les humains. Marie ressent des émotions positives et négatives. Ses choix dépendent des unes et des autres. Et il en va de même pour toutes ses soeurs.

Page du livre, sur le site d'autoédition "Lulu.com", en cliquant ICI.

 Site de l'auteur en cliquant LA.

 

4° de couverture.

Au sein de la Principauté, cette enclave aux lois atypiques, les machines comme Marie ont des droits. Elles sont de vraies personnes, avec carte d'identité, permis de conduire, taxe d'habitation et sécurité sociale.
Et en tant que personne libre, Marie entend bien tirer tout ce qu'elle peut de sa vie. Mais sa programmation la destine à accomplir des actes sexuels rémunérés pour survivre.
Comment concilier cet impératif avec son désir de normalité, avec sa vie de couple, avec son besoin de sécurité ? Et si elle en faisait un soin ? Qui pourrait se plaindre qu'elle travaille dans un hôpital ?