S'il fallait suivre l'ordre chronologique uniquement, ceci ne serait pas abordé bien vite...

Au nombre de mes ennemis naturels, les courses de Noël sont à placer -c'est triste à dire- au premier rang.

Tous les facteurs de risque sont réunis.

- Contrastes lumineux violents (la nuit tombe tôt, et on le sait tellement bien qu'on éclaire les rues avec plein de jolies guirlandes).

- Lumières micro-flashantes (ben oui... les néons, ce n'est pas plus fixe qu'un écran TV)

- Stress (qu'on le veuille ou non... impossible de prendre son temps: les magasins en décembre ne sont pas l'endroit pour flâner).

- Fatigue (parce que c'est rare qu'on sorte de là frais et dispo, d'autant qu'on ne l'est même pas toujours en y entrant).

L'essentiel de l'article est dit...

Si j'ai la bêtise de faire mes courses trop tard et me laisser surprendre par la nuit (qui tombe vers les 16 h, en hiver), je cours le risque d'avoir le cerveau pris dans un brouillard en arrivant à la caisse. Ca, c'est encore gérable.
Sauf qu'ensuite, il faut reprendre le tram. Là, je risque de me planter de rame. Ne riez pas, c'est déjà arrivé plusieurs fois. Voire de faire une crise. Ma terreur, là, ce serait la grosse crise qui fait paniquer les voyageurs et leur fait appeler le SAMU.
Une fois, y'a pas mal d'années, on m'a fait le coup d'appeler l'ambulance alors que j'étais à dix mètres de chez moi et pratiquement rentrée.
Quand les voyageurs ne se rendent compte de rien, ce n'est pas beaucoup plus agréable. Les gamins qui me bousculent ne font qu'empirer les choses, et les "petits jeunes" mal élevés ont bien plus d'énergie qu'eux et beaucoup moins d'excuses pour le faire.
Je n'arrive pas toujours à trouver un siège. Alors je me cale dans l'espace entre les dossiers. Impossible de rester debout. Je tomberais.
Besoin de bien respirer. C'est primordial, pour m'oxygéner le cerveau, mais pour ça, il vaut mieux que je sois bien installée.

Je m'éloigne du sujet ? Ah oui... J'ai pris le tram...

Les rues...
C'est frustrant, mais les rues en hiver, j'en profite peu. Du moins, les rues nocturnes, celles qu'on éclaire pour les fêtes. La beauté des rues éclairées, pour moi, s'arrête au crépuscule. Elle se limite à quelques instants. Je n'ai droit qu'à la journée.

Epilepsie--05Quand les baraques du marché de Noël s'éclairent, c'est qu'il est temps de rentrer. Ma tête va devenir citrouille. Et non, je ne me trompe pas de date. Hélas.

 

 

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