Plastique-des-sentiments-250

23 nouvelles... mais sont-ce bien des nouvelles ? 

23 rêveries, songeries qui se contemplent paisiblement. Ce livre n'est pas de ceux qu'on dévore mais de ceux qui vous aspirent, ou éventuellement se respirent. 

A lire à petite goulées, une par une, ici et là, en prenant le temps.  Un recueil pour se détendre. 

Les phrases se brisent ou redressent au rythme des émotions. On pourrait parler de poésie en prose, par moments. Les histoires racontées sont ordinaires, communes, rien de grandiose ni extraordinaire. Nostalgiques, tristes, amères. Rarement enthousiastes. On pourrait s'en étonner. Se dire qu'il manque des couleurs à la palette. L'explication est dans la quatrième de couverture: la vie ne marche pas comme ça. Les moments beaux se cherchent, voire se gagnent. 

Tous les âges de la vie se croisent. Pas mal de situations aussi. Travail, couple, famille, voisinnage, mort.

On est dans le réalisme le plus quotidien, mais il trouve à se sublimer. Le phrasé un peu spécial et la  façon de focaliser, souvent déboussolante, fleurent un brin surréaliste. Onirique, pas vraiment. Plutôt le flou des instants où on voudrait s'arrêter pour mieux assimiler, analyser, ou simplement profiter.

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Son actuel pseudo forum est comme son écriture: poétique et éthéré. Très différent du nom sur la couverture, assez simple et ordinaire. Retour à la normale des chose, à l'individu qui sert d'emballage aux émotions, à la personne derrière la plume. Elle est plutôt claire. Sensible et sans détours. Et c'est aussi le dénominateur commun aux personnages de ce recueil : ils sont comme ça. Des gens sensibles pas méchants qui veulent seulement exister.

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4° de couverture.

Un jour une petite dame m’a dit :

—Le bonheur ? Mais le bonheur ce n’est pas un état permanent mon petit ! La vie c’est avant tout une grosse tempête, une qui vous chahute et vous bouscule. Le bonheur...rien que des petites miettes qu’il faut savoir grappiller.

Une petite dame qui était grande par son regard. Elle avait soixante-dix ans, une voix rauque, veloutée par le tabac. Une de celles que l’on écoute. Elle ne se refusait pas un petit verre de blanc, ou encore de souligner ses lèvres d’un joli rouge. Elle avait connu les tempêtes et continuait de grappiller les miettes.

Plastique des sentiments, ce sont ces mêmes miettes grappillées, et aussi ces tempêtes, ce chahut de la vie. Des premières cerises croquées aux amours fanées, en passant par les nuages gris de la routine et les grains de sable qui se nichent dans nos valises. Des histoires courtes et moins courtes, des histoires qui surtout parlent de nous. Pour tenter de ne pas oublier qu’au-delà des âges et des saisons, au fond nous restons toujours ces éternels enfants : le cœur prêt à bondir.