3° crise...

  Ayé, ils savent...

Qui a dit que le ski de fond se pratique sur terrain plat ? Là, le terrain est en pente, et pour moi, elle est même plutôt raide. Même à pied, quand il n'y a pas de neige, je la trouve raide, cette pente. Je fatigue. De toute façon, je n'aime pas le ski. Quelle drôle d'idée d'avoir acheté ces trucs... Pourquoi on ne se promène pas avec les bottes de neige, simplement ?

1986.

On est au mois de janvier. Je vais bientôt avoir onze ans.

Cette troisième crise n'a pas choisi une salle de classe, mais une promenade. Le moment de l'effort, celui où je m'essoufle.

Tout est blanc, tout est lumineux. Cela non plus n'est pas bon pour moi. Mon cerveau supporte mal les fortes luminosités, mais je ne le sais pas encore.

J'ai très souvent eu des "point de côté" durant mon enfance. Bien plus que mes camarades... Peut-être étaient-ils des indices de début de crise ? Est-ce que le manque de souffle est la cause ou l'effet ? Les deux en même temps, peut-être ? Je m'ecroule, lâche mes bâtons, convulse en glissant en arrière.

Ma mère était un peu devant. Elle a d'abord cru à une chute, mais a vite compris qu'il se passait quelque chose d'anormal.

De cette crise-là, je me souviens beaucoup moins que de la deuxième. C'est un peu comme la première. Elle a été terrible. J'ai eu peur. D'abord de la chute elle-même, puis de la réaction familiale. Panique à bord. J'avais raison. Sitôt que "ça" se découvre, c'est l'horreur. Peur de la crise ? Non pas vraiment. Mis à part qu'elle tombait très mal (sans vouloir faire un jeu de mot). 

Je ne me souviens plus de la fin de la promenade. Je suppose qu'on a retiré les skis, toutes les deux, et fini à pied. Aucune idée. Et pas la moindre envie de poser la question tout ce temps après.

Je suppose que les coups de téléphone ont commencé dès le retour à la maison.

Ensuite...

Hé bien, ensuite, le tourbillon tant redouté a commencé. 

Tout simplement.

Inévitable.

Epilepsie--05L'agravation des crises l'était peut-être aussi, avec l'arrivée de l'adolescence. Les examens ont montré, à l'évidence, que la cause de tout ça, se modifiiait et que les crises auraient de toute façon augmenté. Le facteur stress a tout de même été monstrueusement et très brutalement multiplié d'un seul coup. 

 

 

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