Suite de l'article et de la webographie postés juste avant ceci sur le blog...
#sais-pas-faire-bref  

Pour ceux ou celles qui prennent le train en marche,
il s'agit du vaste débat de l'inclusif.    

 ***  

Un.e libraires averti.e et prudent.e sait qu'il est dangereux pour la colonne vertébrale de déplacer les dictionnaires et encyclopédies volumineux.ses et lourd.es.  

ici, on a quatre points d'accord et un point final.

Pour le détail des règles de l'inclusif, voir le premier lien dans la webographie sus-citée.
J'avoue les avoir parcourues très vite et n'avoir pas bien retenu comment on indique le pluriel.

Si on emploie la méthode la plus pratiquée, cela donne :

Un libraire averti et prudent sait qu'il est dangereux pour la colonne vertébrale de déplacer les dictionnaires et encyclopédies volumineux et lourds.  

Règle du masculin qui prend le pas sur le féminin...

Règle des accords de proximité :

Un libraires averti et prudent sait qu'il est dangereux pour la colonne vertébrale de déplacer les dictionnaires et encyclopédies volumineuses et lourdes.  

Très peu pratiquée mais existante, cette règle.
Elle ne règle pas le cas des libraires (F)  et libraires (M) , c'est vrai.

Fauteuil-250

Il m'arrive, quand il me semble que cela peut avoir un intérêt au niveau de la perception du lecteur, d'employer un tiret ou des parenthèses pour ajouter le E, ou une barre oblique pour indiquer les deux mots côte à côte... mais je ne le ferais pas dans une nouvelle ou un roman. Il y a d'autres moyens d'être expressif, en littérature !

Un point... ah non, pas un point ! Et surtout pas de façon généralisée et enseignée, c'est à dire : inscrit dans les règles de grammaire et de typographie. Cette idée me hérisse non seulement par l'alourdissement mais aussi par la justification qui en est faite.

Pourquoi des points ? Parce que les parenthèses effacent la femme et que la barre oblique suggère une opposition ou une brisure. Du moins c'est ce qu'on nous dit. Perso, je ne l'ai jamais ressenti comme ça. M'enfin, admetttons. Il ne faut pas non plus employer les tirets "quelle que soit leur taille" parce qu'ils sont employés aussi comme parenthèses et pour les dialogues.

>>> ah non ! la règle pour les dialogues et les "parenthèses" est le tiret quadratin, et cela avec ou sans guillemets en début et fin. Le tiret court (celui de la touche 6) est réservé aux mots composés (en voie de disparition, depuis la réforme de 1991 récemment appliquée). Son nom correct est "trait d'union". Et le point est employé pour les fins de phrase.

Précisons au passage que ce qui me gêne est bel et bien l'idée
d'établir la chose comme une règle.
En tant qu'usage non réglementé, je n'ai absolument rien contre,
puisque c'est alors au libre choix de chacun
.

Oui, je sais, on n'en est pas là... tout ce bazar
est parti d'un livre d'Histoire-Géographie,
et non de la dernière édition du Bled.

#froussarde-qui-imagine-quand-on-y-est-pas

C'est comme ces fameux tirets... eux aussi, la règle n'est pas toujours respectée...

 

Tout le monde emploie les demi-tirets pour des énumérations et des dialogues,
parce que ce sont ceux que propose le clavier.

Mais ils sont contraires à la réglementation typographique...
et violemment refusés par pas mal d'éditeurs.

Notez...
certains refusent aussi les dialogues avec guillemets,
qui sont portant la règle française,
et exigent les quadratins seuls, qui sont la norme anglo-américaine.

#il-est-interdit-d-interdire...

 

Je suis la première à reconnaître que les règles typographiques ne prévoient pas tous les cas de figure (j'ai eu bien assez de mal à trouver la bonne forme pour certains de mes textes), mais en vertu de quoi le demi-tiret prêterait-il à confusion et pas le point ? D'autant qu'il s'agit bel et bien de coller deux mots entre eux. Oups... pas deux mots, mais un mot et une terminaison.

Concernant les "celles et ceux", je n'ai rien à objecter. C'est souvent ce que j'emploie... à condition de ne pas en avoir des tonnes à placer.

Pour ce qui est des noms de métier fémininés... oui, à condition qu'on ne nous refile pas des formes rêches au gosier. Et pour certains, il sera difficile de féminiser, car il y a déjà un E au bout. Faudrait-il dire "un librair" et "une libraire" ? OK, je veux bien. C'est un brin anglicisant, ce "air", mais c'est pas moche, et la phonétique resterait la même. Qu'on nous épargne, par contre "la libriste" (ou que sais-je d'autre  ?). Laissons là. Ce n'est pour le moment évoqué par personne, du moins il me semble.

Pour ce qui est des accords selon le nombre : favorable. Au début, ce sera un peu dur, mais on devrait s'y faire. A vrai dire, cela me gêne beaucoup moins que l'obligation de placer le "moi" après l'autre personne concernée, quand l'action est effectuée par la première personne juste accompagnée ou assistée de la seconde. Mais comme j'écris rarement à la première personne, cela ne concernera que les dialogues (où j'estime avoir le droit de faire faire des fautes de français aux personnages). L'obligation de placer "elle" ou "lui" également avant me gêne un peu plus, mais bon... j'y suis habituée. 

Pour placer des points partout où on rencontre les deux genres et là où plane le doute : argh ! Va falloir se creuser l'imagination pour trouver des formes permettant de l'éviter. Tout le monde n'est pas expert en finesses de la langue;

Ainsi que dit plus haut, j'ai constaté en parcourant mes textes pour chercher des exemples qu'il ne s'y trouve pas foule de phrases à enlaidir par des points. On peut envisager que la littérature parvienne à s'adapter... mais je nen suis absolument pas certaine. Je focalise souvent sur une personne en particulier. Sans compter les termes de généralisation féminins.

Quoi qu'il en soit, cette histoire d'inclusif me fait l'effet d'un débat pour des queues de cerises, et je ne crois absolument pas qu'il puisse changer quoi que ce soit aux préjugés et attitudes sexistes. En fait, je crains même le contraire, car il met en évidence le distingo masculin-féminin. Qu'on le réglemente avec des points, des tirets ou des basses obliques, le résultat ne peut pas être d'oublier que le personne dont on parle est un cammioneur.euse ou un infirmier-ère, et non une identité sexuelle. Cela rappelle qu'il peut s'agit de l'un ou de l'autre, mais dans bien des cas, on le sait pertinemment.

#imagine-tous-les-ecoliers-eres-traumatisés-de-la-langue-ecrite
+  #crois-pas-que-les-filles-le-seront-moins-que-les-garçons

On peut , c'est clair, se contenter d'expliquer "quand il y a les deux, on met les deux avec un point"... à quel niveau de classe ? Au tout début de la lecture, les règles de grammaire ne sont pas abordées de façon aussi détaillée. Le "e" du féminin ne joue pas toujours sur la phonétique, et quand cela arrive, la lettre en plus s'en trouve justifiée. Comment devra-t-on prononcer "écoliers.ères" ? En admettant qu'on prononce les deux en lisant un texte ou cela est écrit, l'enfant y retrouvera rarement ce qu'il entend parler autour de lui.

#pas-grave-dans-cinquante-ans-plus personne-ne-lira
+ #on-aura-des-casques-télépathiques

Au Cours Moyen, OK, no souci, le cerveau est capable d'assimiler les explications sur les bizarreries de la langue (hiboux, choux, genoux... facteur/factrice mais tailleur/tailleuse.. etc.). Mais au CP ? J'ose à peine imaginer les livres de lecture ! Pour contourner la difficulté, faudra-t-il éviter les phrases de type "Louis et Louisette sont très étonnés.ées" et choisir de formuler les phrases "Loïs et Lana" ou bien "Jimmy et Clark", sans mélanger les genres dans les groupes ?

#au-fait-est-ce-qu-on-va-faire-des-editions-remaniees-des-ouvrages-jeunesse-anciens ?

#a-bas-les-petites-filles-modeles + #vive-le-prince-au-bois dormant

Les femmes vivent un traumatisme permanent, à travers le langage ? Et si je ne m'en suis jamais rendue compte c'est parce que j'ai été formatée à le trouver normal ? Pardonnez-moi, mais si je le trouve normal, c'est mon affaire, et j'exige qu'on m'envoie consulter un psy avant de dire si je suis traumatisée et par quoi.

Je  ne crois pas aux "clichés" en littérature, et pense fermement que tout est dans la façon de traiter l'image... mais foutreweb et corneclavier ! Qu'on nous débarrasse de ceux qui encombrent la réalité de nos vies !

Larry-et-Alysa--250

En tant qu'internaute appréciant d'être une "chose pensante" c'est à dire un esprit avant une créature masculine ou féminine, je serais tout à fait favorable à la disparition du petit signe bleu ou rose près des avatars, ou à la possibilité, lors de l'inscription sur un site, de ne rien mettre du tout.

En tant que créature humaine célibataire ayant parfois des formulaires à remplir, j'exige qu'on cesse de me demander mon nom de jeune fille. Qu'on me demande mon nom de naissance + le patronyme de mon conjoint éventuel + case à cocher, ou bien mon nom d'usage, avec nom de jeune fille+ du conjoint + case à cocher". Et que mon frangin ait la même chose à remplir SVP.  Cela, je l'affirme bien haut, c'est réducteur, et à force de le rencontrer... oui : traumatisant.

En tant que... ah ben non, j'ai plus la télé. J'allais dire en tant que téléspectatrice confontrée journellement à des pubs où la fille est jolie / le mec compréhensif et acceptant des taches autrefois féminines. Ou bien le gars sage, posé et blanc de cheveux / la femme jolie dans son tailleur  >>> je réclame le retour de la Mère Denis, la généralisation multiplication de Mr Propre. Et pas que dans la pub, SVP. Ni uniquement dans les arts ménagers. Et une vieille moche, tonique et sérieuse dans le rôle de l'assureur et non de l'assuré.

Malgré toute la sympathie que m'inspire l'auteure de l'article "Mad'moizelle" lié dans le "tome Web" de cet article-fleuve, je refuse de féminiser un groupe en supposant d'emblée une majorité de femmes.  Mais n'empêche personne de le faire...

Celui-là, j'avoue que ça me fait très bizarre de le poser par écrit. Mais puisque je vois l'égalité des sexes comme "gommer les différences", alors il faut bien être logique. Je vais faire exception pour le lectorat des articles sur les douleurs mensturelle... cela, no comment, aucun homme n'a de raison de le parcourir (veinards).

Cela me dégoûte profondément quand on parle de "littérature féminine" pour la romance, alors pourquoi l'accepterais-je pour un autre lectorat ? Et cela aussi  bien si on parle de l'auteur.e que du lecteur.trice. Il est sexiste de considérer que les petites voitures et les pistolets sont des jouets de garçon. Il l'est tout autant de penser que le rayon rose d'une librairie est peuplé d'auteures/autrices et fréquenté par des lectrices.

Et en tant qu'Etre Humain (avec ou sans E), je demande qu'on m'offre un terme pour remplacer Homme en tant qu'espèce ou globalité des habitants.es de la planète. J'ai dit UN terme. Pas un groupe de mots. C'est vrai. Il m'arrive d'être perturbée par ce masculin, mais le templacer par un groupe de mots me débecte. "Terriens  et Terriennes", c'est bon pour un discours officiel, ronflant et pour 50% creux. Au quotidien, l'Humanité est une chose trop importante pour qu'on la divise en une longue formulation fatigante.

#un-masculin-et-un-féminin-equivalents-sans-avoir-à-doubler-la-mise.

Quant aux genres grammaticaux : qu'on supprime la distinction des genres et qu'on n'en parle plus.

Pour parler simplement : ce débat pour des petits pois points, me gave sévère.

Faut que je me calme... Voilà trois coups de gueule successifs sur je pousse sur ce blog.

#et-tout-ça-pour-quelques-points-pas-finaux
+  #ben-mince   #bavarde

Ce n'est pas l'orthogaphe et la syntaxe qu'il faut changer, mais les façons de penser.

Et rien ne prouve qu'en mettant le féminin en évidence, on fera oublier les préjugés à son propos.

#impression-perso  
+ #garçon-fille-quelle-importance

Oh merde... même une fois coupé en trois, ça fait des sacrés parpaings !

#faut-que-je-me-calme + #c-est-pas-serieux... 
#personne-ne-lira-tout-ça  
#et-c-est-moi-qui-parle-de-queues-de-cerises...

 Faut aussi que je calme sur les dièses... c'est hyper-marrant,
mais l'ami Google va me trouver frappadingue.

Partie 1 de l'article.
Partie 2 (webographie).
Partie 3 (vous êtes ici).