Larry-et--Alysa-cadre

Eclats de rire à la porte de la cafétéria et dans le couloir. Panique totale chez la chef d'opération. Jubilation absolue pour l'amoureux démonstratif.

« C'est pas le moment de dire des bêtises ! Lâche moi et va prendre un flingue ! »

Il n'obéit d'abord qu'en la muselant d'un baiser de plus, mais elle se dégagea vivement. Il n'essaya pas de la retenir et bondit en arrière en riant, pour éviter le coup de genou qu'elle avait fait mine de lui placer au bon endroit. Il n'en revint pas moins se pencher sur elle immédiatement, mais de côté, cette fois, et sans la serrer de trop près. Juste assez pour chuchoter dans les boucles sombres.

« A tes ordres, mon Amour... Mais attends un peu qu'on ait le temps pour ça, et tu vas voir si c'est des bêtises, ce que je raconte...

– Bêtises ou pas, ce n'est pas le moment. Va te chercher un pistolaser.

– Vivement que tout ça se termine, que tu ranges tes plans de bataille. Ton Homme-Plante a très envie de compter les fleurettes de ton joli ciel... »

Et un baiser dans le cou pour ponctuer l'affirmation.

« Je te rappelle qu'on est pas seuls, ici... Tout le monde nous regarde.

tete-terre--250– Je le vois bien... Même que ça te fait des joues toutes blanches, toutes brillantes... Des grands yeux paniqués... Tu es sidérale, à m'en faire tomber raide. Hypermégacosmique à rendre jalouse une supernova. Si je ne me retenais pas, Chérie, je te prendrais sous mon bras et je courrais te dépiauter dans le simulateur de vol. »

Il parlait bas, et les pilotes qui se pressaient à la porte de la cafétéria n'entendaient sans doute pas tout. Cependant, une coloration voisine de celle d'un signal d'alerte s'empara d'elle. La masse joyeuse laissa échapper quelques murmures peu discrets.

« Larry !

– Je sais que t'es pas n'importe qui, mais... Si on s'en sort, tu m'épouses ? »

Elle se figea un instant, virant au rouge foncé tandis qu'il s'écartait enfin, puis reprit sans une vibration dans la voix.

« Va te chercher un pistolaser. Escadrille 5 : direction le hangar des chasseurs. »

– Mon Commandant, acceptez-moi, je vous prie, comme copilote marital ! Baronne Alysa, je vous implore de m'octroyer le rang d'époux ! Ma petite comète, on se case ensemble ? »

Guerrier-300-cadre

Cette fois, personne ne pouvait avoir loupé un mot de la déclaration. Pas un des copains jouant les spectateurs n'eut l'idée de rire. Alysa tremblait quelque peu, sans que l'on puisse déterminer avec certitude si c'était dû au bonheur, à la gêne ou à la colère.

« Si tu dis non, je t'enlève.

– Et fais gaffe. Le vaisseau-mère 14 est revenu hier. Leurs troupes d'assaut n'ont pas encore rejoint leurs quartiers.

– Si on tient compte des couloirs, l'appontage des vaisseaux-mère n'est pas si près que ça du hangar des chasseurs rattachés à la base... Et puis, toi aussi, tu viens de ce côté-là, mon Amour. Avec toi dans les parages, je les démolirais d'un seul coup de poing, ces gusses en armure robotisée.

– Je ne tiens pas à voir si ton punch est aussi fort que ça. Va te chercher un pistolaser. »

 

  La base est en pleine baston...
et Larry vient de proposer à Alysa de donner un petit frère à leur fille.

Présenté au 48° concours d'extraits sur le du forum Jeunes Ecrivains (juin 2016).
Thème de la session : "Enthousiasme".
Roman Errances Galatiquces.

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Extrait-SF-200

 Texte présenté tel qu'au concours, 
sans retouches ultérieures.

Etat du texte à date du concours :
en cours d'écriture.

Etat à date de parution de ce post :
bétalecture & correction.

 

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