A cette occasion,  je vais mettre à l'honneur des pages parlant du monde du livre... mais pas de lecture. 

Un livre, ça commence par une personne, avec des doigts pour écrire (ou à défaut une bouche pour dicter), et un cerveau pour imaginer et rédiger. Oui, c'est une évidence, mais il arrive que les évidences ne le soient pas pour tout le monde. 

 

J'avais pensé mettre en premier lien une sympathique image évoquant tout ce que font les auteurs quand ils sont en vacances. Pas de chance : elle n'est plus sur la page où je l'avais vue. Zut, une 404 ! On y voyait pourtant qu'en vacances, l'écrivain... écrit ou se prépare à écrire. 

On va donc commencer moins drôle, mais quand même par quelque chose de simple. 

En cessant d'écrire à la main, on perd ces 7 aptitudes importantes

Le progrès est en marche pour éliminer pour toujours l'écriture de nos vies. À l'automne 2016 en Finlande, les enfants scolarisés n'avaient plus besoin d'écrire à la main. Et les scientifiques suédois pensent que les capacités motrices des enfants ne leur permettent plus d'écrire des lettres calligraphiées.

https://sympa-sympa.com

Les bancs de l'école sont très loin, pour moi, mais j'ai récemment décidé qu'il fallait que je fasse une petite page d'écriture de temps en temps. Ce n'est pas cet article qui m'y a poussée mais juste l'idée que sur une carte postale, une enveloppe, un petit mot destiné à quelqu'un, il est plus agréable de présenter autre chose que des pattes de mouche.

 

 

Je dessine beaucoup, et cela m'oblige à être consciente des capacités de ma main dominante. Elle est habile, mais très fragile. Pour taper au clavier, mes dix doigts travaillent parfois ensemble, mais certains sont moins mobiles. C'est la faute de mon clavier, ça ! Non parce que c'est un clavier mais parce qu'il est petit. Autrefois, avec un clavier large, je tapais systématiquement des deux mains. A présent, comme je manie la souris de la gauche, c'est encore une fois la droite qui s'y colle. Une blessure côté droit m'ayant obligée un moment à taper surtout de la gauche, cela s'est amélioré, et je compte bien, désormais, ne pas laisser la moitié de mes mains se tourner les pouces quand l'autre travaille !

Mon rêve serait, en fait, d'être ambidextre et pouvoir écrire de l'une et l'autre main. 

Ensuite, un petit truc qui ne parlera sans doute pas de la même façon à tout le monde. Des lettres, encore, mais pas sur une page de cahier. Des lettres imprimées, et qui disent toutes la même chose, avec juste des variations de style.  NON.

Amélie Antoine - Auteur

En cette semaine de rentrée, j'avais envie de partager cette photo à tous les auteurs qui s'acharnent, qui s'escriment, qui s'obstinent, et qui, parfois, désespèrent. Qui, parfois, auraient envie...

https://www.facebook.com

Envoyer un texte à un éditeur, c'est parfois comparé à une loterie. Il y a de ça. En fait, ce serait plutôt comparable aux courses hippiques, où une personne qui connait bien les chevaux aura plus de chances. Les chevaux... et les types de course.

Recevoir un OUI après un unique envoi n'est pas impossible. C'est juste statistiquement très très très rare (exception faite des éditeurs à compte d'auteur, bien sûr). Recevoir une tonne de NON, c'est très démoralisant, surtout quand ce sont des lettre-type. Un refus argumenté, au moins, donne des pistes pour améliorer le texte, mais les éditeurs n'en prennent pas souvent la peine. C'est normal. Un refus détaillé, cela prend aussi du temps. Merci aux éditeurs qui le font !

Encore un accroc avec les URL mises de côté... celle-là refuse de se plier à l'outil "insérer" de mon blog. 
Dois-je faire l'aperçu à la main ou ne pas en faire du tout ?

https://www.projet-voltaire.fr/divers/ecriture-inclusive-feminin-debat/

L'inclusif... un débat aussi brûlant que le fut l'affaire Dreyfus ! J'en ai déjà parlé, et même plusieurs fois, donc je ne vais pas y ajouter mon grain. Les avis évoqués sur cette page sont clairs, argumentés et nuancés. 

Très peu de questions se tranchent d'un coup. En général, il faut en examiner les différents aspects et les traiter tous. Dans le cas de l'inclusif (comme dans beaucoup), on répond un peu trop souvent à l'emporte-pièce. Notamment, on oublie que le langage peut être oral ou écrit, et que le passage de l'un à l'autre doit être simple. 

On voit déjà bien assez de gens qui ne maîtrisent pas la syntaxe et les verbes... par pitié, ne compliquons pas la chose ! La langue est un outil. Ne l'oublions pas. 

Autre thème à réponse moins évidence qu'on ne le voudrait...

Autoédition : sommes-nous honnêtes ?

Finalement, il se sera écoulé très peu de temps avant que je ne revienne partager avec vous une poignée de réflexions sur la condition d'auteur indépendant. Il y a quelques jours, j'ai répondu à une critique très positive dans mon groupe secret en citant des défauts de style, importants à mes yeux, que j'avais relevés dans ce roman.

http://www.blog-elenbrigkoridwen-elieapocalypse.fr

A la fois forme la plus ancienne de l'édition, puisqu'en chinoisant un peu, on arrive à la faire remonter à l'Antiquité, et même (ne nous gênons pas), à la Préhistoire, et petite soeur de l'édition "à compte d'auteur".

Depuis quelques années, des moyens modernes s'étant développés pour la faciliter, l'auto-édition se développe très vite. Elle conserve malgré tout une réputation incertaine autour de la valeur des textes concernés. Sont-ils moins bon ? Le sujet est sensible, pour les auteurs, qui après tout, restent avant tout... des auteurs. 

Dessin, texte ou autre chose, il faut créer pour savoir à quel point c'est douloureux de voir son oeuvre critiquée. Quand on présente le texte fini au bétalecteur, il faut s'attendre à tout. On le sait et ça fait mal, mais ça se passe en petit comité et le regard posé, même brutal, est amical. Une fois le livre fini-fini, c'est au lecteur qu'il faut le présenter (ou à l'éditeur d'abord). 

Le livre publié, c'est comme l'enfant qui devient majeur. La maman doit apprendre à le laisser affronter l'existence.

 

Comme à chaque fois que je m'y prends à la dernière minute pour un article, ça part en live et en blablatage ! Alors on va essayer d'accélérer.

Tout d'abord, même si ce n'est pas très honnête