Quand on a commencé à parler de "culture du viol", de "balance ton porc", etc. j'approuvais. Ensuite, j'ai commencé à m'inquiéter des conséquences sociales que cela aurait au niveau mondial, ou plus précisément des répercussions socio-économiques et socio-politiques. 

Je suis une femme, et n'ai strictement aucune envie de jouer les soumises. Entendons-nous bien là-dessus. Mais il arrive de plus en plus souvent que je hausse ou fronce le sourcil sur ceci ou cela qui se veut féministe. Il y a des arguments raisonnables (beaucoup) mais parfois, ça "pousse".     SVP, gardez les tomates pour plus loin.   

feminisme-test--300Il y a, il est vrai, plusieurs formes de féminisme. Voici les résultats que m'a indiqué un test en ligne qu'une de mes contacts Facebook avait partagé sur son profil. Bon... c'est un peu abstrait, ce truc, et en plus je n'aime pas les étiquettes. Cependant, comme elles sont faites pour désigner des concepts (et non pour qu'on s'y enferme), il n'a pas été mauvais de méditer un moment sur ce graphique, où d'autres auront un résultat différent. Ma contact, si ma mémoire est bonne, avait beaucoup plus de jaune, un peu moins de vert et moitié moins de rouge. En violet et en bleu, nous sommes à peu près à égalité. 

Comme toujours quand je commence à pousser une gueulante,
voilà que je commence déjà à partir dans le décor.
Un de ces quatre, il faudra que je ré-apprenne à faire une dissertation

Comme je voudrais éviter à ce blog de finir en fourre-tout, cet article est supposé s'en tenir à des aspects littéraires et culturels. Ah zut... y'a un sacré boulot, quand le sujet de base comporte le mot "culture".  

On accuse pour ainsi dire tout d'être "culture du viol",  et à force d'accuser tout, on n'accuse en fait plus rien parce que plus personne n'a envie d'écouter. Pour ne rien arranger, le seul fait de dire que les gens n'ont plus envie d'entendre est déjà passible de recevoir dans la face l'accusation d'anti-féminisme par lavage de cerveau de cette saleté de société machiste. Ouais, la société où nous vivons est favorable aux hommes, mais ce n'est pas en y cassant tout qu'on obtiendra les meilleurs résultats. On obtiendra juste un gros vacarme empêchant d'entendre aussi bien ce qui est dit sur le sujet que ce qui se dit sur d'autres. 

Goku-et-Chichi

Il y a quelques temps, j'ai lu un article qu'une autre des mes contacts avait partagé, et qui a sûrement eu beaucoup de succès. Il parlait des mangas. Article très intéressant sur le développement mais où, finalement, je ne partage qu'à-demi la conclusion. Ou bien aux deux tiers, mettons. En tous cas, pas complètement, et en tous cas de façon très nuancée. 

Tout amateur de mangas sait que parmi les types récurents de personnages, on trouve le "pervers". En fait la traduction du mot japonais est peut-être plutôt "obsédé" car la plupart du temps, ils sont assez modérés dans leur comportement, du moins dans les mangas bien connus chez nous, c'est à dire ceux pour ados (il existe des mangas érotiques où... bah, d'après ce que j'en ai entendu dire, je n'ai pas grande envie de les ouvrir).

Première critique (petite): quand on pense "manga", on pense en général à des shonen ou des shojos, c'est à dire de la littérature pour adolescents. Ce n'est pas une excuse, car c'est à cet âge que l'esprit se forme. C'est quand même une explication, puisque c'est l'âge où les hormones se manifestent sans cesse. Le jeune lecteur ne peut donc que s'indentifier ! Mais à quoi, au juste ? L'article disait que ces personnages masculins étaient seulement jugés "drôles" alors qu'en fait [... je zappe, car on devine la suite ...], et que les personnages féminins sont réduits à porter des micro-habits et se laisser voler leur culotte. Plus ou moins vrai. 

Sanji-nezLe personnage masculin en question a beau éprouver du désir à en saigner du nez par giclées d'un kilomètre, il n'arrive jamais à ses fins. Même les plus délicats (voire galants) comme Sanji dans One Piece, ne peuvent que finir le bec dans l'eau à chaque fois. Triste, non ? L'auteur se livre sur eux au supplice de Tantale. On n'en dira pas autant de l'agent 007 (du moins celui des films, car dans les romans, il est moins veinard et pas toujours aussi prétentieux).

Et le personnage féminin ? Là aussi, on va se souvenir que c'est du manga pour garçon... et constater que malgré leur allure de petite chose-objet, il leur arrive d'avoir le dernier mot sur le mâle, parce que elles, au moins, savent rester calmes (encore que... c'est parfois au nom de la paix au foyer qu'elles gagnent). En plus, le gag de la petite culotte est loin d'être systématique... et se rapporte à du fétichisme et non à une tentative sur le corps de la fille (même si symboliquement il y a de ça).  Notons au passage que, même si c'est plus rare, elles aussi saignent parfois du nez. 

Règle à ne jamais oublier, quand on raconte une histoire : le héros ne doit surtout pas être 100% parfait. Il doit impérativement avoir des points faibles et des défauts. A part les tout petits enfants, personne ne peut s'attacher à un personnage trop "nickel". Celui-là semble beaucoup plaire aux auteurs et lecteurs de shonen. Mais ce n'est pas le seul employé : la naïveté est également très populaire parmi les personnages principaux. Ces deux défauts ne se combinant jamais entre eux.

Nicky-Larson-massue

Une paire qui sont pires qu'à baffer : Nicky Larson (son associée s'en charge régulièrement) et "Edgar gentleman cambrioleur" (dont je n'ai aperçu aucune image depuis des lustres mais dont je suis scandalisée qu'il ait pu passer dans Récré A2... au temps où, en France, le dessin animé était encore un truc pour enfants uniquement).
Par contre, Tortue Géniale, dans Dragon Ball... le pauvre ! Il serait si heureux si on lui accordait une gentille âme soeur et le corps qui va avec ! Ou juste le droit de ne pas recevoir une baffe sitôt la main avancée. Ou mieux encore : un bon calmant pour des pulsions qui lui gâchent un peu la vie. 

Et une fois adulte, ça donne quoi ? Je ne suis jamais allée au Japon, mais parmi les détails de société qui étonnent les occidentaux, on trouve tout de même... l'éjection du métro des hommes qu'une femme a accusé d'avoir voulu la toucher. Dans un métro sans cesse bondé, ce doit être fréquent, et pourtant, on le fait. Chez nous, cela ne viendrait à l'idée de personne ! Sauf de la femme, bien sûr, mais tout le monde lui rirait au nez. Nous ne sommes pas en Inde, où il y a carrément des viols dans les bus, mais un tripotage dans la foule, chacun dira qu'il était involontaire. Seulement voilà : la société japonaise est moins individualiste que la nôtre. L'homme qui, dans un wagon, se conduit mal, souille par sa conduite tous les autres, qui le rejettent et expriment leur désapprobation en le foutant dehors (et puis, ça fait de la place).

Ce genre d'attitude a existé, chez nous. Au Moyen-Age, période que nous accusons volontiers d'avoir été remplie de ragots et commérages qui détruisaient la vie des braves gens, les saligauds de tous poils s'exposaient à ce que tout le monde les évite, c'est à dire à ce que personne ne veuille leur donner de travail ou louer un coin de toit. Celui qui avait commis un délit important ou un acte honteux avait tout intérêt à partir refaire sa vie ailleurs. Et celui qui était convaincu d'avoir accusé à tort pouvait lui aussi faire ses valises. 

cowboy-sexy--300Je ne prétends pas que le Japon soit un pays féministe. Qu'on ne me fasse pas dire ça. Mais s'il faut cracher sur un type de bande dessinée, je ne crois pas que ce soit sur le manga en premier lieu (même si, étant plus jeune, ces gugusses à yeux exorbités et nez qui saigne me faisaient moi aussi sortir de mes gongs).

Et les BD héroic fantasy, avec des guerrières invincibles qui portent une armure soutien-gorge pendant que leur compagnon de route est entièrement habillé ? C'est occidental et c'est quoi ? La nana en question n'est peut-être pas facile à violer mais si elle n'est pas objetisée, je mange mes chaussures ! 

Et les fabliaux médiévaux où les petits rigolos qui se tapent, par ruse, la femme (et parfois la fille dans le même mouvement) d'un brave homme qui les héberge pour la nuit, et à la conclusion s'en tirent vainqueurs d'avoir ridiculisé tout le monde, c'est quoi ? Hé oui. c'est très loin, le temps des fabliaux, mais c'est quand même plus proche de nous que les mangas. C'est un éloge de l'individualisme et de celui qui parvient à ses fins, fussent-elles égoïstes et injustes. En plus, ce genre d'humour où le gagnant est le plus malin mais pas le plus moral trouve encore preneur, j'en suis certaine. 

La perception du manga, comme énormément de choses, n'est pas un sujet simple, et passe trop souvent par des regards superficiels qui conduisent à points de vue tranchés... aussi bien de la part du gamin collé devant son écran que de la part des adultes se demandant si ce qu'il regarde est bon pour lui. 

Une même image peut être vue de différents façons, selon la personnalité de celui qui regarde, et il ne serait sûrement pas mauvais d'organiser dans les médiathèques des tas de discussions autour des livres et séries qui passionnent les jeunes (et même de ce qu'ils ne sont qu'une poignée à connaître). De même, d'ailleurs, pour le public adulte. 

Regardez autour de vous :
le problème n'est pas tant la "culture du viol"
que la "culture du chacun pour soi" et de "l'autre a toujours tort". 

Tiens ? ça doit être la barre rouge du graphique, ça...

C'est valable pour le féminisme, mais ça l'est aussi pour l'économie ou l'écologie. Soit dit en passant que s'il faut établir des priorités dans les dossiers à traiter, il ne serait pas mauvais de mettre l'écologie en haut de la pile. On peut aussi essayer de les traiter en même temps, et calmement. 

Comme on dit : chacun voit midi à sa fenêtre.
Un cadran solaire sur la place du village ne ferait pas de mal...

1955-femme-armee--300Et si autour de la table des discussions, les hommes avaient le droit d'être en T-shirt moulant les muscles et les femmes en tailleur noir et strict sans que personne s'étonne de ce qu'il n'ait pas un costard sombre et elle un joli chemisier, ce ne serait pas mal non plus. 

En ce qui me concerne, j'aimerais carrément que les femmes soient en jean et t-shirt décoré d'un panda... et pourquoi pas les hommes également ? 

Et puis... si on voulait bien se souvenir que les points de société qu'on critique ont mis des siècles et des millénaires à se bâtir, on arriverait peut-être à ne pas exiger qu'ils soient réparés en un claquement de doigts. 

Quand on dit ça, c'est fou ce qu'il est facile d'avoir en réponse : "justement, il est temps que ça change". C'est un peu ce que disaient les sans-culotte avant que débute la Terreur. Ca n'a conduit qu'à mettre Napoléon sur un trône.

Faut que je me calme, avec les apartés, parce que je vais avoir du mal à garder mon article sur le thème culturel. 

Encore une allusion à un partage facebook, celui-là que je trouve mimi tout plein : une histoire de petit garçon montant dans une voiture rose sur un manège. Enfin un post qui se tourne vers le futur et non le passé ! Enfin un qui n'exige pas de tout démolir mais parle de changer ce qui existe !

Bon... cet article est déjà pas mal long, mais je poursuis en espérant ne pas avoir à le découper.

S'il est un type de livre qui m'inquiète plus que les mangas, ce sont certaines romances. 

La romance, c'est pas méchant, me dira-t-on. Oui, je l'ai longtemps pensé, et ai considéré ce genre littéraire comme "guimauve". Il s'était un peu oublié, mais reprend à présent de l'importance et gagne en nuances, dont certaines sont très intéressantes. La romance revient comme un moyen d'aborder des problèmes de société, comme qui dirait "en douceur" et avec fin heureuse à la clé. 

Seulement, dans ce gentil panier d'optimisme, il y a un point noir : la dark romance.

Peut-être ai-je tort d'en vouloir au genre tout entier, car j'ai du mal à en cerner les limites. Cependant, il est une chose qui s'y trouve et qui me fait froid dans le dos : le fait de bâtir un couple sur des rapports de violence et/ou contrainte et de trouver que c'est une fin heureuse.  

enlevement-des-Sabines

Qu'un tel couple puisse se bâtir, je ne dirai pas le contraire. Qu'il puisse fonctionner... l'expérience humaine a montré que ça arrive (l'Histoire et même la Préhistoire en ont comporté des tas). Qu'on en fasse un idéal, un rêve, un fantasme : alors là, non, je ne comprends pas. 

Et pourtant, ce genre se développe. 

Comment une littérature donnant une belle part au syndrôme de Stokholm entre un homme et une femme (la place de dominant étant, si j'ai bien compris, tenue en général par l'homme), peut-elle avoir autant de succès... en même temps qu'on dénonce la tyrannie masculine sous-jacente dans la société (culture du viol) et les attitudes abusives qu'elle engendre (balance ton porc) ? 

Attention : ne confondons pas. Il ne s'agit pas de sado-maso, même si je crois que cela aussi fait partie des thèmes de la dark romance. La "dark" traite des thèmes "tabous", et il y en a sûrement pas mal. Autrement dit : les fantasmes que notre société assume ou accepte moins bien que d'autres. N'étant ni éditrice ni lectrice de ce genre de choses, je ne peux y avoir un avis précis, mais je conçois fort bien que ces fantasmes ne passent pas forcément par la contrainte de l'un des protagonistes sur l'autre.

Au nombre des thèmes qui font jaillir les féministes de leur fauteuil, on trouve le "fantasme de viol". Que des voix accusent de ne pas exister et être impensable. Il me fait grandement froncer le sourcil, à moi aussi, mais je suis convaincue qu'il existe. On l'attribue, il me semble (pas fait d'études de Psycho) à du désir sexuel refoulé, le viol y apportant réponse sans que la victime ait à s'en culpabiliser. Crénom... de poser ça en phrase, j'ai envie de me taper dessus. Il y a peut-être moyen de formuler de façon plus nuancée, mais je ne tenterai même pas de le faire. (trop dur). Quoi qu'il en soit, il faut se souvenir que personne n'est maître de ses fantasmes. Ils se situent au niveau de l'Insconscient. Nous avons tous, dans nos rêves, des éléments récurrents dont nous serions bien fâchés qu'ils se produisent réellement, et nous avons tous, parfois, des comportements différents dans nos rêves que dans la réalité. 

Tant que les fantasmes ne s'expriment que dans le sommeil, tout va bien. On est entre soi, entre les deux moitiés de notre âme.

50-Grey--300Quand la partie cachée parvient à dominer la partie active, ça commence à se gâter. Quoique... si certains fantasmes peuvent amener la personne à chercher à les réaliser, celui-là doit avoir du mal. Ou alors avec les pratiques de type bondage ou maso ? Restons sur le sujet. Ne dévions pas. Revenons au syndrome de Stokholm.

Même s'il y a une parenté entre les thèmes...
parce que si j'essaye de détailler la différence,
ça va encore rallonger l'article,
et ça n'apportera rien à la question du féminisme
.

Entre le fantasme fantasmé et le fantasme réalisé, il y a le livre. Le verbe. Le récit. La mise en jolis mots pour partager le fantasme avec autrui. La formulation de l'acte sans qu'il atteigne pour autant le niveau de réalisation. Nous voici en dark romance, et comme il s'agit de séduction et non seulement de sexualité, on dépasse le stade corporel pour atteindre celui des sentiments. L'emprise dominatoire n'est plus physique mais morale.

Là, je tique, et même je toque.

Puis m'interroge.

Il y a dans mon "DiscoBall" une paire de couples qui pourraient entrer dans la catégorie. Oui, mais je n'ai pas conçu ce giga-texte comme une romance. Tout y va mal. Tout y est crade. Les beaux hommes d'affaires honnêtes y sont rares (pour ne pas dire inexistants), de même que les douces jeunes filles innocentes et naïves. Et comme rien ne finit bien (ou presque), le bonheur n'est jamais que temporaire, y compris pour ces couples que tous les autres personnages regardent de travers.

Après quoi, je me dis que la seule solution pour comprendre serait de lire "cinquante nuances de gris", qui est parait-il non seulement l'archétype du genre mais le roman qui en a lancé la mode. On le trouve à côté de jouets, dans mon supermarché, signe qu'il y a de la emande ou bien que l'éditeur met la gomme pour qu'il y en ait. Ma pile à lire étant un peu trop remplie de livres qui m'attirent plus, je n'ai pas encore envisagé de passer à l'acte, si intructif qu'il puisse être. Si le hasard des boites à livres le place sous ma main, je le prendrai, et voilà tout.

Accordons-le... ce type de romance n'est pas véritablement nouveau. Au risque de choquer quelques âmes, je vais mettre en accusation Charles Perrault, le fameux conteur. Combien de parents, quand ils regardent leur bambin rêver sur les belles images de la Belle au Bois Dormant, ont déjà lu la version originale du conte ? Aussi charmant qu'il soit, le prince serait jugé pour viol sur personne hautement vulnérable et ses parents pour complicité (quoique... le roi et la reine... ça se discute). Mais ce n'est rien à côté de Grisélidis (conte de Perrault qu'on a même pas tenté d'adapter pour les enfants), où le prince (toujours aussi charmant) est nettement pire que le papa de Peau d'Ane. 

Serait-ce que, dans les salons du XVII° siècle, on avait déjà le goût de la dark romance ? Faut-il expliquer cela par la dictature masculine ? Admettons-le, Perrault ne cherche pas à justifier la tyrannie de son salopard de prince. Il se contente de le présenter comme victime de ses démons intérieurs. Ouais bon, bof. 

Me voici parvenue à un point du sujet où je ne sais plus quoi dire, et même presque plus quoi penser. L'article touche donc à sa fin...

Vertu-et-Justice

On me dira que ce ne sont pas les mêmes personnes qui lisent ces livres et prônent le féminisme. Que les lecteurs et lectrices de la dark romance à Stokholm sont les mêmes qui font haro sur la culture du viol. Possible. Pas certain.

Les deux ont au moins en commun de vouloir faire péter des codes et se libérer d'une situation établie. Il faudrait un sondage, et je ne suis pas sûre que tout le monde y répondrait honnêtement.

En fait, cela me renvoie à un autre article lu récemment (bing... encore un qui m'est arrivé sous le nez via facebook), où était exposé en long, en large et en travers que de nos jour on ne peut plus se revendiquer féministe ou être connu comme telle (ou tel) sans avoir l'air d'une curiosité à traiter du bout des doigts.

Ah ? Vraiment ? Pourtant, j'ai de plus en plus l'impression que tout le monde se revendique féministe et que personne n'ose avouer le plus petit bout de tendance "ancien style de couple". 

Tiens... on va conclure sur un autre type de littérature qui me sort de plus en plus par les yeux. Et c'est bien embêtant parce que des gens que j'apprécie beaucoup en écrivent. Je parle de romans que leur auteur considère comme féministe, de même sans doute que pas mal de lectrices (et lecteurs), mais qui me font l'effet d'un paternalisme flagrant (ben voui... quand c'est écrit par des hommes). Avec personnage féminin vulnérable et livré à la vaste jungle d'une vie où les hommes sont soit des monstres soit des chic types qui ne peuvent hélas pas grand-chose parce qu'ils sont aussi démunis qu'elle et par conséquent ne font que ce qu'ils peuvent face au méchant macho.

Tiens ? Où elles sont passées, les féroces amazones de Fantasy ?
Et les vaillants chevaliers des romans courtois ?
Y'a plus personne pour combattre le dragon ?

Et là... ben... j'en arrive à comprendre les partisans et partisanes d'un autre genre, encore plus mal défini que la dark romance et qui m'écoeure non dans son concept mais dans son nom et dans le fait d'en faire un genre distinct : le roman féminin. 

Allez... là, fini les digressions.
Je m'arrête et mets ça de côté pour un autre article,

quand j'aurai réussi à comprendre un peu mieux ce concept,
qui pour le moment, me semble seulement une autre forme de sexisme