2019-07-03--Jeff--500Quand on attend trop, il arrive qu'elles ne poussent pas.  

Sur cette idée, je me suis imposé de respecter les délais que je m'étais fixé, l'an dernier, pour l'autoédition de mon roman. J'ai toujours tendance, sans doute parce que j'en ai marre qu'on me regarde comme quelqu'un d'inerte, à me fixer des objectifs trop gros pour moi, et n'ai jamais assez de marge pour amortir les imprévus de parcours ou plus souvent, de santé et vie personnelle.  

La correction pré-éditoriale avait reçu pour  première deadline : décembre 2018. Un choix de remaniement sur les dialogues m'a conduite à remplacer cette date par celle d'achèvement des retouches, avant relecture par une copinaute auteure pour m'aider à finir les corrections. J'avais aussi demandé de l'aide sur un forum western (où je n'ai pas donné de nouvelles depuis un moment).  

Les aléas de l'existence étant ce qu'il sont, j'ai dû repousser la date à mi-février, puis à Pâques. Et là, comme je n'était toujours pas prête et que j'avançais de plus en plus lentement, j'ai fini par réaliser que le stress devenait destructeur, et même l'était devenu depuis sûrement déjà un bon moment. Et du coup, mis tout ça de côté, et ma tête au repos. Chose qui m'a été assez facile à faire, car les circonstances (encore elles) sont venues m'apporter de quoi m'occuper l'esprit ailleurs. Si je n'avais pas décidé de mettre le projet de côté, j'y aurais été contrainte. 

couverture--200A présent, il faudrait peut-être que je me re-fixe des dates...  

J'avoue en avoir un peu marre des deadline auto-imposées que je n'arrive jamais à tenir, et de plus je constate que plus le projet est important et plus j'ai du mal à les respecter.  

En avril, le stress m'avait conduite à un point d'écoeurement total de mes textes, dont je me suis vite rendue compte qu'il s'accompagnait d'une véritable peur de toute ce qui est plus ou moins littéraire. Je n'arrivais même plus à lire un livre ! C'était visiblement grave, et j'ai choisi, quand les nerfs se sont apaisés, de reprendre contact en douceur.  

Comme une correction ultra-fine c'est hyper-crevant, j'ai choisi d'effectuer cette convalescence avec le peaufinage de mon roman Space Opera et l'écriture en premier jet d'un nouveau projet, ce dernier étant une carotte pour me faire bosser.  

Lune-et-montre--500Un petit tour d'horizon sur mes différents projets donne rapidement un bilan sans appel et peu appétissant.

- correction intensive puis tâches d'autoédition pour le Western. 

- peaufinage puis correction pour le Space Opera. 

- ne pas oublier le fignolage du bidule-truc destiné à paraître sur blog, même si ce projet ne deviendra jamais prioritaire. 

- dans l'affaire, la série Urban Fantasy, que j'ai pourtant hâte de reprendre et aimerais autoéditer en l'illustrant, prend des allures de fantasme à ne pas toucher avant deux ou trois ans...

- le 1° jet récemment entamé est un roman apocalyptique, et pour le moment tient un rôle de libération et non de stress, mais il faudrait peut-être donner sa place à des textes courts, pour réduire les réflexions et les possibilités qu'elles empiètent sur le temps consacré aux autres projets.   

Retour au planning...

Pas facile de savoir ce qu'il faut y inscrire !

Dire que la meilleure façon de tenir un planning, c'est de ne pas en avoir, m'a toujours semblé idiot, mais quand on a du mal à supporter le stress des deadline, c'est peut-être ainsi qu'il faut agir.

donc :
à suivre...