2019-07-20--Jeff-couture Entamée courant 2018, l'autoédition de mon roman western s'est heurtée à un problème qui m'a obligée à la mettre en attente quelques temps : une giga dose de stress pendant les corrections.  

Pourtant, le roman avait déjà été corrigé plusieurs fois, pour le porter au stade de manuscrit présentable à des éditeurs ! Hé oui, mais cela ne suffit pas. En relisant le texte pour commencer cette correction, et songeant au retour argumenté que m'avait fait une éditrice... j'ai décidé à propos d'une de ses remarques, que je n'étais tellement pas d'accord que j'allais faire exactement le contraire. Il s'agissait de remaniements sur les dialogues. Et hop... en fait de correction, me voilà partie pour un peaufinage de plus. 

Bien que la couverture destinée au livre ait été mise en chantier dès mars 2018, sur une idée développée à l'automne 2017, ce n'est qu'en octobre 2018 que la correction a commencé. Un rude boulot, que j'ai abordé avec grand sérieux... et grosse trouille.  

A force de passer et repasser sur le texte, j'ai commencé à stresser, patiner, et même caler. Comme en même temps j'avais des ennuis de santé (j'en ai toujours) qui se traduisaient par une énorme fatigue, j'ai cru que ce ralentissement en était la conséquence. En fait, c'était peut-être deux symptômes d'une même cause : le STRESS.  

couv-1--devant---L300-cadre-1-pixelL'aventure a failli s'arrêter un jour où, totalement à bout, j'ai failli tout expédier par-dessus les moulins, à commencer par les fichiers texte. Une fois calmée un peu, j'ai réalisé que j'étais à bout de forces et qu'il fallait donner à mes nerfs le temps de "récupérer".  

Le western a alors été mis sur la touche et le roman Space Opera, qui attendait peaufinage, est passé en première position. Je pensais alors reprendre la correction du western assez vite, mais ai vite réalisé que je n'avançais pas aussi vite que je l'aurais voulu. Plutôt que me mettre à nouveau la pression, j'ai choisi d'avancer au rythme de mes possibilités d'horaires et de système nerveux.  

Début octobre 2019, Howahkan est enfin revenu sur la table de travail... crénom d'un chaudron ! Cela faisait déjà un an que sa correction pré-éditoriale était entamée ! Tant pis. Inutile de cogiter sur cette durée. Mission : corriger la première moitié du roman.  

Afin de me soutenir le moral durant mes travaux de peaufinage (science-fiction) et correction (western), je me suis autorisée à écrire du premier jet (la phase la plus créative de l'écriture). Mine de rien, cela faisait un sacré moment que je n'avais plus oeuvré sur cette étape d'un texte : un an et demi ! Ou quasiment (un micro-bout de très loin en très loin). Qu'est-ce que cela a pu faire du bien d'y revenir !  

Fin novembre 2019 : retour en Space Opera. J'avais laissé ce travail en plan après en avoir atteint le milieu. Cette fois, l'objectif portait sur un dixième du roman. "Petite" longueur mais gros boulot, car ce n'était pas le dixième le plus "propre" (et il était même franchement crado).  

2020-01-07-dessin-sur-tablePour ne pas avancer trop vite et avoir en deux mois un roman de plus à peaufiner puis corriger, je me suis calculé un petit projet à obstacles, impossible à avancer rapidement, et interdit d'y travailler sans avancer en même temps sur les autres travaux. Un peu de discipline, que diable !  

Les fêtes étant venues rajouter sur la lenteur du travail, ce n'est que le 10 janvier 2020 que j'ai atteint (ouf) le but fixé pour re-changer de monture. Renvoi au hangar du roman Space Opera, puis retour en western le 13 janvier.  

Traquer des fautes sans rien toucher au fond ni à la forme des phrases est un travail assez technique et très lassant. J'ai donc choisi d'y oeuvrer par petits morceaux, chapitre par chapitre... et mon emploi du temps étant chargé, cela tombait fort bien. Je n'aurais pas pu y passer des journées entières, de toute façon !  

J'en suis donc là.  

Bien que très fatiguée, j'ai avancé assez vite, cette semaine, et suis déjà parvenue au quart de la partie 2 du roman.  

A côté de quoi, j'ai une paire de bétalectures à rendre pour d'autres auteures + des occupations "in real life" + besoin de rédiger une ou deux chroniques pour ce blog (encore une fois, il est "à sec") + pas mal de choses inutiles à énumérer ici.  

Moralité : l'autoédition, ça se mérite !   

Et pourtant, j'ai hâte d'y être... et stresser sur la promo, la vente et les chroniques, au lieu de le faire seulement sur mon clavier.