2020-05-20-Jeff-Bill-et-Blue-BillJe m'en veux un peu, de négliger le blog au point de n'y poster plus que des articles "carnet de blog" ou "tiroir du bureau" illustrés par ma mascotte, c'est à dire des blablas. Je ne sais plus où j'en suis, et pire encore, ai du mal à reprendre mes activités habituelles. Le dessin, l'écriture, la lecture, le blogage... tout ça n'arrive par à me concentrer ni à me motiver.

Ce qui me déculpabilise, c'est de penser que je ne suis pas la seule, en ce moment, à être un peu paumée dans son existence et ses projets.

Le Covid, le confinement, etc. nous ont tous un peu traumatisés, peut-être même beaucoup. C'est arrivé trop brutalement. Il aurait fallu commencer dès janvier à mettre en garde sur le lavage des mains et les bises. Demander aux gens d'éviter les bains de foule, au lieu de les encourager à sortir pour ne pas ruiner l'économie. On est passé trop vite du "tout va bien" au "tous aux abris".

Je fais beaucoup de couture, parce que le mouvement de l'aiguille est reposant et que les bricolages que je couds n'exigent pas beaucoup de réflexion. En plus, ils sont utiles, ou bien le seront : après quelques masques, j'ai entamé des lingettes pour remplacer le papier sopalin et des serviettes de table à ce même usage. J'ai aussi une jupe, mais elle avance très lentement, car en fait, je couds surtout dans des circonstances où autrefois je lisais, c'est à dire dans les transports en communs ou leurs arrêts, ainsi que quand je discute avec quelqu'un (ça occupe les doigts).

robot-araignee---L250Chez moi, je corrige mon texte Space-Opera, ou du moins essaye de le faire, car la concentration et l'inspiration n'y sont pas tellement. Ou bien je fais du lèche-vitrine internet, soit pour rêver devant les tissus, soit pour trouver un cadeau de Fête des Pères.

Et hors de chez moi... j'y suis beaucoup, car je me jette sur toutes les occasions de marcher, avec sac sur le dos et béquille prête à dépanner mon genou qui a profité du confinement pour oublier les progrès que la kiné lui avait fait faire.

Dit ainsi, on pourrait penser que tout cela justifie de ne pas écrire ou dessiner, mais en fait non, car je marche plutôt le matin, devrais dessiner l'après-midi et écrire le soir. La correction de texte, normalement, c'est le matin ou en début après-midi, et non toute l'après-midi et le sor. D'ailleurs, elle n'avance pas au rythme où elle devrait.

2019-12-29--oies-sauvage-soleil-couchantLe soir, je pourrais écrire, mais je glande, parfois en cousant, ou bien je lis des articles sur internet. Je lis trop d'articles. Ce n'est pas bon pour le moral, et ce n'est finalement qu'une manière déguisée de glander.

Sélénite en mode autoflagellation ? Peut-être, mais je n'en ai même pas l'impression, et c'est bien le plus effrayant. Même pas en mode confession d'ailleurs.

Il y a plein de trucs qui ont été coupés dans leur élan par le confinement et qui peine à reprendre leur route. Mon dossier de transformation d'entreprise (qui aurait dû être rempli courant mars et n'est pas encore ressorti de sa pochette). Mon site internet (auquel j'ai essayé de bosser mais sans réussir à m'y concentrer). Des trucs "in real life" (qui avancent, eux, au moins, et me donnent des raisons de bouger).

Concernant mes projets d'autoédition Western... le gros vide. Il faut dire que mon intention de faire une exposition de dessins au moment de la sortie est très compromise. De toute façon, il y a (encore) des corrections à faire, et elles attendent que j'aie avancé sur le peaufinage du Space Opera.

2009-KaoBang--300Bref... patinage, ou bien embouteillage, selon les activités.

Après tout, on n'est jamais qu'à un mois de la fin du confinement, et pas encore sortis de tout ce barnum.

Et je suis fatiguée, parce que j'essaye trop de faire plein de trucs sans y arriver, peut-être justement parce que c'est trop à la fois ou bien juste parce que je me suis endormie comme la Belle dans son Bois Dormant. Je dors moins mal que pendant le confinement, où je me réveillais à chaque bruit ressemblant à celui d'un hélicoptère, mais je en dors tout de même pas très bien.

Après n'avoir vu que mes pots de fleurs, ma mascotte et moi-même pendant deux mois, sauf lors des petites excursions à la supérette (merveileux instants de vie presque normale...), j'ai comme tout le monde pu sortir de ma boite, revoir des gens, aller faire des courses en ville, etc.

Jeff en a profité pour faire connaissance avec de proches parents datant de mon enfance, qui dormaient dans un autre confinement.

Body-Kun---001Et moi, je balade ma liseuse numérique à chaque sortie sac sur le dos, mais n'ai jamais envie de lire dans le tramway. A la mi-mars, j'en étais aux trois-quart du "Temps de la Comète" de H.G Wells, et n'ai pas encore entrepris de savoir la suite. Il faut dire qu'à la moitié, il y a un gros tournant de scénario qui m'avait déjà bien réduit l'appétit de lire.

Faudra tout de même que je m'y remette, si je veux en faire une chonique pour le blog. J'ai des chroniques entamées pour d'autres livres, mais certaines attendent depuis si longtemps qu'il faudrait que je relise le livre pour bien les faire. Et puis... ça peut sembler idiot, mais pour une chronique aussi, il faut être motivée et inspirée.

En attendat mieux, j'ai entamé de programmer des extraits sur le blog. Histoire qu'il n'y sorte pas que des blablas sur mes doutes et difficultés à avancer sur les sujets concernant précisément le blog. Ce serait assez con de pondre chaque mois pendant un an des posts pour parler de panne créative !

Il faut se remettre en marche...

Et ne pas laisser le "monde d'après" se bâtir en reconstruction obstinée de la croissance économique au détriment de la qualité d'existence humaine tout autant que de celle de la planète (qui est notre habitat naturel, ne l'oublions pas). Bon... là, ça va partir en hors-sujet. Alors je m'arrête de blablater.

Tiens... juste histoire de motiver à dessiner, je vais sortir de sa boite Body Kun (le gugusse qui prend la pose devant ma chemise à carreaux). Il doit s'ennuyer.