Page mise à jour le 1° février 2019, par S.Crobard.

HowahkanRoman  western

Localisation :
1867. Nouveau Mexique. 

En bref :
Chevaux volés, apaches en colère et vengance de dix ans...
cliché ? bah... les vieilles marmites, ça ne se jete pas!

Howahkan

"Je ne suis fou que par nord-nord-ouest"    W.Shaeskeapere.

Terminé. Non publié.

ban-cow-boys

4° de couverture (un truc qui  y ressemble, quoi)

 La vie n'est pas simple, pour une veuve de marshal devenue chasseuse de primes.
Quand Adélaïde se laisse convaincre par sa fille de quinze ans que leur captif (un jeune Apache supposé pilleur de banque) est peut-être innocent, elle sait que l'enquête ne sera ni facile ni sans danger, mais est loin de prévoir qu'en deux semaines, elle va devoir gérer des querelles couteau tiré, des amourettes pas très bien placées et quelques fugues. 
Quand elle réalise en retrouvant une vieille connaissance que cela fait tout juste dix ans que son mari a été assassiné, elle n'imagine pas que d'autres envisagent de célébrer cela dans le sang.
Comment voulez-vous élever sainement deux mômes et marier trois demoiselles dans ces conditions ?

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 Extraits...

Extrait du roman : thème "héroïne"

Extrait du roman : thème "évasion"

Mini-extraits dans l'album d'images

Spoil-Howahkan-02

Tous les articles portant sur ce roman.

Idée de départ ? Un western, je crois. Je ne sais plus très bien ce que j'ai pu cogiter à l'époque où ceci a été écrit, car j'étais malade et bien souvent un peu vaseuse. En tous cas, ce qui est sûr, c'est que je suis partie sur des "types" du western (cliché ou mythème, je vous laisse choisir), en essayant de les raffaichir à ma façon. Non pour faire de l'inédit, du tout neuf, mais simplement pour qu'il y ait ma patte dans la chose, quand même. 

Le résultat est-il original ou bateau ? On verra bien. C'est du western d'amateure de western, d'ancienne petite fille qui jouait aux indiens et qui a grandi avec eux dans la tête, et quelques cowboy, trappeurs et chevaux par-dessus.

Publication...  

 Après un an et demi de recherche, le roman avait trouvé éditeur. Ce n'était hélas qu'une fausse joie. Je me suis retrouvée le bec dans l'eau et assez dégoûtée. J'ai laissé passer un moment, puis effectué une dernière vague d'envois en  même temps que la première vague d'un autre projet. Puis j'ai commencé à préparer une couverture en vue d'auto-éditer. Deux refus personnalisés très positifs sont tombés dans ma boite mail dans les mois suivants. Voyons-en le verre à moitié plein, c'est à dire le "positif" et non le refus.

Empereur

L'autoédition n'est pas une voie aisée. Je m'y prépare du mieux possible, avec parfois l'impression de lambiner en route ou trainer la patte. Oui mais non. Je veux faire les choses bien et cela prend du temps. Ma petite santé en confettis n'y est pas précisément un atout.

Une fois le livre au point, il faudra le vendre, et je redoute d'autant plus ce moment que le western étant un genre peu demandé et guère français. Cependant, il se sera peut-être pas pire de chercher un public que de chercher éditeur...

Affaire à suivre !

J'avais espéré une publication au début de l'été 2019, mais des contretemps se sont produit (et entassés). Ce ne sera donc pas possible, mais je vais essayer de viser septembre.

Divers...  

Dessin en diaporama..

Articles western "grignottages"
et "souffle le vent"
.  

Vignette-Adam

Prologue.  

On pourrait dire qu'il s'était écoulé cinq ans, depuis la bataille de Glorieta. Cinq ans, quatre mois et des poussières… beaucoup de poussière, aurait pu ajouter un esprit blagueur, mais il n'avait pas encore filé assez d'eau dans le Rio pour qu'on ait envie d'en rire. Dans les saloons comme dans les fermes, on préférait rêver de l'or des montagnes, vitupérer à propos des Indiens, lorgner sur les jupes de Mary ou Conchita et récriminer contre la soupe de pois brûlée dans la casserole. On pourrait aussi évoquer le 34° parallèle Nord et cette ligne fantôme qui avait séparé le Territoire Confédéré d'Arizona de celui, Fédéral, du Nouveau-Mexique. Tant qu'à parler de frontière, on pourrait s'égarer du côté de ce fleuve qui avait autrefois constitué celle entre le Texas et le Mexique. Tout cela se pourrait, mais en vérité, serait totalement inutile.

Tout simplement et naturellement, ce petit bout de piste, en contrebas des montagnes, pouvait être dit « au milieu de nulle part ». Ce n'était pas le désert. Ce n'était pas non plus une prairie accueillante. C'étaient des pierres rougeâtres parfois remuées par les sabots d’un cheval ou d’une mule. Le plus souvent, elles dormaient paisiblement au soleil, et les gilas les imitaient volontiers. A l’endroit qui nous intéresse, s'étalait pourtant un peu d'ombre.

Combien de feux de camp ce petit bouquet d'arbres avait-il hébergé ? La terre y était durcie par les passages successifs et une marque brûlée sur la terre indiquait l'emplacement où tous les cavaliers passant par là faisaient chauffer leur café ou cuire leurs haricots. Ce jour-là, quatre silhouettes étaient assises près de la trace sombre et surveillaient le feu en train de prendre. Deux autres, dont l'une se distinguait de loin comme celle d'un enfant, examinaient l'un des troncs. Tenue par deux clous et se soulevant dans la brise comme pour respirer, une feuille de papier y faisait une tache claire sur l'écorce.

Le petit bonhomme fit signe que l'avis de recherche était cloué trop haut pour lui. Sa mère l'ayant décroché, il le lui arracha. Elle tenta une vague réprimande mais il n'y prêta pas attention, occupé qu'il était à détailler le document.

A ses cheveux longs et à ses yeux féroces, le visage dessiné avait toute mine d'être celui d'un Indien. Quel Indien ? Cela c'était une autre affaire. Ce qui était aussi une autre affaire c'était l'origine de cet avis. Il n'était pas officiel et émanait seulement d'un riche éleveur.

Revenue aux chevaux, la mère du gamin tira de l'une des sacoches de sa selle plusieurs affiches soigneusement pliées qu'elle passa en revue. Enfin, elle en plaça une à côté de celle de l'arbre, que le garçonnet commenta avec une voix où pointait plus de certitude que d'interrogation.

« C'est le même, non ?

Je dirais même plus, mon poussin. C'est le même. »

C'était tellement le même que le portrait était identique jusqu'au plus petit trait de crayon. Un joli trait, d'ailleurs, mais dont il était difficile de dire s'il rendait fidèlement le visage représenté. Quoi qu'il en soit, les deux avis étaient presque semblables… Il y avait toutefois entre eux une première différence qu'on aurait pu qualifier d'importante : le deuxième était fédéral. Il en existait une deuxième, qui n'était pas anodine : le motif. Enfin, une troisième sautait aux yeux, qui était très intéressante : la prime.