samedi 3 novembre 2018

Extrait = une table et le ciel tombe sur la tête

On soulève la table pour la dégager. Elle respire comme si elle s'était noyée. Un des gardes du type au cigare était bloqué aussi. Sa chef lui sonne les cloches. Leur patron a l'air salement atteint. Ally s'en fout. Se rue vers les gardes agglutinés. La première chose qu'elle aperçoit, ce sont des rivières de sang. Puis Terry, que Roch maintient sur le côté. Un garde découpe les vêtements. Deux larges plaies au buste. Des tas d'autres sur les bras. Roch lui parle. Lui dit de tenir bon. Pour sa gosse. Pourquoi il perd son temps à... [Lire la suite]

samedi 24 mars 2018

Extrait = Nan mais c'est quoi c't'histoire ?

D'ordinaire, ce sont les malheurs, qui ne viennent pas seuls. Ce mois-ci, ce pourrait être les bonnes choses. Roch tire un siège près de la cuve de soins léthargiques. – Demain matin, vieux, tu seras grand-père. On a retiré le couvercle et vidé la gélatine, mais Terry porte encore le masque respiratoire et les perfusions. On devine encore des traces de substance verdâtre un peu partout. – Ça ne te fait pas plaisir de m'avoir dans ta famille, mais voilà. Cette fois, t'y peux plus rien. C'est assez rare qu'un malade endormi depuis... [Lire la suite]
samedi 26 novembre 2016

⸎ [ 1 ] La peur et le silence

La 1° crise... C'était il y a trente-cinq ans. Cours élémentaire 1° année.  Je suis entrée au CP à 5 ans. Au CE1 à 6 ans. J'ai donc 6 ans et demi, ou bien 7 ans. Selon la date de l'année. Je ne sais plus quel jour c'était. Par contre, c'était un exercice de calcul. N'allez pas penser que j'y pense tous les jours. En fait, pendant des années, j'ai détesté penser à ce jour, et mes souvenirs étaient plutôt flous. Ces derniers jours, ils sont brutalement revenus. Flou artistique effacé. Il paraîtra surprenant que l'incident soit... [Lire la suite]
samedi 2 avril 2016

Extrait = rien de plus terrible qu'un enfant affamé...

Je m'appelle Estryga et je ne suis pas ce que je parais, ni ne parais ce que suis.  Les humains, quand ils m'aperçoivent, sont toujours pris d'un étrange sentiment mêlé de pitié et de crainte, et moi, je sens dans l'air ce sentiment qui, à leur approche, met mon flair en éveil.  Je ne suis pas ce que je parais. D'ailleurs, qu'est-ce que je parais ? Est-ce ma faute, à moi, si je ne suis encore qu'une petite fille et si je ressemble aux petites filles humaines, avec comme elles de grands yeux tendres et de jolies joues... [Lire la suite]