Clavioter, oui.. mais à combien de doigts ?
Autrefois, je savais taper des dix doigts. Puis les claviers se sont mis à rétrécir.

on ne s'en rend pas forcément compte, mais un claver de petite taille incite à ne taper que d'une main voire même d'un seul doigt.
Dernièrement, suite à une vilaine et tenace inflammation des tendons de la main droite, et surtout du majeur et de l'index, je me suis trouvée obligée de taper de la main gauche. Bonjour les fautes de frappe. Quelque part, cela m'a rappelé une période où j'avais dû apprendre à écrire (ou gribouiller..) de la main gauche.
Au bout de trois semaine de ce régime, les doigts de ma main gauche devenaient douloureux, car leurs tendons n'avaient plus la souplesse de cet exercice. Hé oui... Le claviotage, ça exige autant de nos petites menottes que le piano.
Bien entendu, plus moyen de tenir un crayon. Gros avantage de l'écriture sur le dessin : on peut plus facilement taper de la main gauche que dessiner. Et le faire avec une main qui n'en a pas l'habitude ne perturbe pas la qualité du produit obtenu.
A cette heure où mes doigts commencent à aller mieux, je leur offre un peu de gymnastique en les remuant tous à la fois. Parfois, en regardant les figures que je dessine, je me dis que ça ressemble à des mudras, ou bien à ces gestes que font les enfants pour produire des ombres chinoises. Ceci pour réentrainer les tendons. En douceur, bien sûr, le but n'étant pas de produire des douleurs mais de les éviter.
Cette expérience m'aura au moins appris que quand on dispose de deux outils, plutôt qu'être bloqué parce que le meilleur est en panne et le second rouillé, il vaut mieux garder les deux en état de marche. Et pourquoi ne pas le faire en répartissant la tâche sur les deux ?
Ayant dans un coin un clavier de rechange, je pense donc l'employer de temps à autre pour l'écriture de mes textes.

Pour soigner ma main, le docteur a prescrit du voltarène et un antiflammatoire.
J'ai aussi employé une pommade de ma fabrication, composée d'huiles essentielles mélangées dans de la vaseline (je vais essayer prochainement la crème pour la peau, comme base de mélange). Huiles employées : gaulthérie et lavande.
Le voltarène, qui contient de l'alcool pharmaceutique, irrite la peau. Il ne faut donc pas s'en tartiner trop souvent, même si ça fait mal. La pommade en question ne présente pas cet inconvénient. Il existe aussi, pour les amateurs de remèdes naturels, des spray aux HE. Là aussi, avec modération pour cause risque d'irritation, mais c'est très efficace et comme ma pommade, calme aussi la douleur.
Moralité : on est pas des robots, mais il faut quand même prendre soin de la mécanique et s'assurer de la compatibilité des matériels, voire les adapter aux différents travaux à effectuer...






