Entamé en juin 2015, comme un défouloir, un truc que je pouvais traiter totalement à mon idée puisque de toute façon, c'était un truc à la con dont le rôle même était de n'en faire qu'à ma tête, Disco a commencé à se structurer à l'automne. Il avait déjà tellement progressé !  

A vrai dire, il ne reste plus grand-chose des 10.000 ou 12.000 mots écrits cet été-là. Ce "truc à la con" a le fichue manie de me faire écrire plein de passages qui au final, sont rejetés ensuite. Ce n'est pas totalement gratuit, car ils m'aident à faire évoluer les personnages.  

Terre-DiscoEn un premier temps, j'ai écrit en suivant le devenir de l'un ou l'autre personnage, puis en revenant en arrière pour en envisager un autre. Puis j'ai découpé la chronologie et décrété que tout ça devait tenir en 30 chapitres par saison, et chaque chapitre en 2 pages des traitement de texte.  

Car dès le début, il y a eu une chronologie et une histoire. Elles se sont évadées d'un machin torché voilà pas mal d'années. En ce temps-là, l'idée se situait entre Polar et Fantasy, et le récit axé sur les faits. En reprenant, j'ai fait "exit" pour tout ça. Inutile de chercher comment pimenter le suspens ou le surnaturel. Tout allait se jouer dans la tête des personnages. Au lieu de le complexifier, j'ai donc simplifier le fil à raconter.  

A l'automne 2015, pour me donner des cadres, j'ai décidé d'aborder les saisons une par une. Après avoir bouclé le 1° jet de la saison 1, j'ai réalisé que cette méthode ne m'aidait pas à entrer dans la peau des personnages. J'ai donc repris l'ancienne, en essayant de ne pas trop en abuser. Autrement dit : suivre un personnage un moment, puis un autre. De toute façon, si je ne reviens pas régulièrement en arrière, je ne peux pas raconter tous les faits et tôt ou tard suis vouée à patauger.  

Histoire de rigoler un peu, j'ai décidé de couper en 12 saisons de 30 chapitres chacune. De quoi pouvoir lire un chapitre par jour pendant un an (Y'a 5 ou 6 jours qui dépasse, mais c'est rien. Le lecteur quotidien pourra y caser les prologues et épilogues...). On rigole comme on peu, hein ?

Le titre a d'abord été simplement un nom de fichier. Une boule disco me semblant assez proche de mon idée de base (plein de morceaux de points de vue autour d'une même histoire), cela a donné "LikeADiscoBall" (en un mot avec les majuscules, parce que c'était juste technique. Il est devenu ensuite "Sinistre DiscoBall", toujours pour la même raison et parce que ça brille très sombrement.  

La "chose" a d'abord avancé très vite. En juin 2016, j'en étais à me dire que le "truc à la con", finalement, pouvait être mené à terme, et envisageais de voir la fin du 1° jet total à la mi-2018. 

Au début de cette année, j'étais moins optimiste.Plusieurs raisons à cela.

> il faut pour finaliser une saison 30 chapitres, pas un de plue et pas un de moins, mais en bouclant tout ce qui doit s'y trouver. Cela conduit à réécrire des chapitres pour en changer le point de vue, ou leur ajouter des élements, en compacter deux, etc.

> suivre les personnages un à un présente l'inconvénient (ou avantage) de travailler l'histoire sur une large bande de chronologie. Excellent pour la réflexion, et pour fignoler les chapitres des saisons tardives, qui du coup sont lus et relus à chaque avancement. >>> ce qui m'a conduite à entamer le peaufinage des saisons 1 et 2.

>>> fatalement, le "1° jet global" avance moins vite !

Sans oublier les travaux plus ordonnés menés en parrallèle.

> En 2016, j'ai placé "Martin" en "ligne prioritaire". Ce roman galérait de façon épuisante. j'ai donc joué le "ça passe ou ça casse". Comme précédemment sur ce projet, beaucoup de doutes et quesitonnements. Puis gros coup de collier à partir de septembre, qui a abouti à un 1° jet fini en janvier 2017.

> Pour réussir à avancer Martin, j'avais stoppé le 2° jet des "Errances". En février, je m'y suis donc remise.

Par effet de vases communiquants, tout cela joue sur Disco, qui n'est jamais prioritaire, du fait de sa fonction de défouloir.

> En 2017... n'ai quasiment pas avancé. Suite à une crise de confiance en moi qui a produit une crise d'inspiration, je me suis mise courant mai à écrire des nouvelles. On se soigne comme on peut... et c'est un type de texte que je n'avais plus touché depuis longtemps, mais qui est un excellent exercice. 

> Aurais pu me recolle à Disco en septembre, mais n'ai pas eu le temps. Ni en octobre. Ai prévu de faire en novembre le défi du "Nanowrimo" et le lui consacrer. Cela devrait faire re-avancer le compteur !

 


Pronostic actuel pour la fin du 1° jet ?
A vrai dire, je ne sais plus guère. En tous cas, pas 2018, ni milieu ni fin.

 

 

Image réalisée avec une vue Google Earth.