Earth-HourJ'avais disposé quelques bougies. Une dans le diffuseur à huiles essentielles (bah oui...) et trois à plat sur un miroir. Le diffuseur est positionné en permanence avec une surface légèrement brillante sur le mur qui lui fait face (derrière une statuette de Bouddha, j'ai décoré avec morceau de ces soi-disant papiers cadeaux en plastique qu'on arrive jamais à plier et qui se déchirent tout seuls).

Mais pas pensé à préparer des activités. J'ai donc improvisé une tentative de dessin. Mouais bof. Laissons tomber. Puis regretté de n'avoir pas découpé le tissu que je destine à faire des petits sacs pour acheter les légumes. Comme je m'étais fait une boisson chaude et avais oublié de la boire, j'ai pris le temps de la savourer tiède et me relaxer. A ce stade, j'aurais pu passer l'heure en méditation mais je me suis mise à tousser et ça m'en a un peu coupé l'envie.

Là-dessus, je constate que la boite de mouchoirs est vide. Ce qui me fait penser que j'ai une lessive de mouchoirs en tissu qui attend d'être faite. Bon. Petit rallumage pour aller chercher dans la salle de bain la boite de rechange.

Amélioration du système d'éclairage en disposant une feuille de papier alu à côté du miroir (mais verticale). Ça marche un peu. Je note dans un coin de tête qu'il faudra bricoler une lanterne selon ce principe (mais ne le ferai sans doute pas).

Ne pouvant dessiner, je vais chercher des légumes à la cuisine (je n'ai pas encore mangé). Séance épluchage avec légère impression que j'aurais dû me préparer pour passer l'heure sur le bout de terrasse. Il fait doux, et avec les lampadaires on y voit super-bien.

Je traîne un peu, je glande, je regarde la pénombre plus ou moins épaisse autour de moi. Si les éclairages étaient mieux disposés, je pourrais sûrement lire ou dessiner, mais ce n'est pas le cas. La couture, par contre, je pourrais.

Nouvelle grosse quinte de toux. Je me ferais bien une tisane, mais je me contente de pulvériser sur ma gorge le mélange d'huile essentielles concocté hier à cet effet (sur et non dedans). Girofle et thym pour désinfecter. Lavande pour apaiser la douleur. Ca n'empêche pas de tousser mais ça fait du bien quand même.

Je cogite ou je rêvasse. Depuis deux jours, j'ai la tête totalement orientée science-fiction, alors je rêvasse de mon roman Space Opera dont j'ai un peu repris, la nuit dernière (insomnie causée par la toux) le peaufinage. Ce qui me fait penser que je n'ai non seulement pas touché aujourd'hui à mon western mais même pas pensé à le faire. Oulàààà... pas bien, ça.

Petit tour sur le carré de terrasse. On y est vraiment bien. Il fait 14°. Aucun doute, j'aurais dû m'installer là. J'aurais même pu dessiner, ça ne fait aucun doute. Bon... je tousse et je rentre. Connement frileuse et surtout très flemmarde.

Rêvasse que si j'avais des amis avec qui organiser ça, ce serait cool des soirées sur les pelouses de la Fac ou d'un jardin public. Puis me souviens que j'ai 44 ans et que c'est des trucs de jeune, ça ! Et surtout que j'ai mal à la gorge et aurais refilé ça à tout le monde. Me mets tout de même l'idée de soirées-dessin sur la terrasse sous le coude. Mais je sais que dans très peu de temps, les jeunes du quartier viendront fumer leur joint, le soir, sous le réverbère qui éclaire mes pots de fleur, ce qui n'est pas encore vraiment gênant. L'ennui, c'est qu'ils viendront aussi avec leurs bières. Et moi, en attendant, j'ai mal à la gorge et envie d'une tisane.

Quarante-cinq minutes de passées, et je ne m'ennuie même pas tant que ça, mais je flanche quand même, tout en me promettant de songer à cette fameuse lanterne et essayer de me sevrer un peu de mon ordinateur. Hésite un peu, puis le rallume et ouvre le traitement de texte (c'est ce qui me fait le plus envie). Relis un morceau. Rêvasse. Me traite d'idiote et vais consulter la boite mail où je trouve un courrier de ma maman me rappelait qu'on change d'heure cette nuit. Puis pose de côté (mais sans éteindre à nouveau). Rêvasse encore.

21 h 27 > Ah, ça y est. Me voilà dans les starting-blocks. Rêvasse encore, cette fois sur le fait que cette heure m'aurai surtout servi à ne rien faire, ce qui au rythme d'existence qu'on a de nos jours pourrait déjà constituer un bon programme, apte à réduire les dépenses en médicaments de plein de gens surmenés.

21 h 34 > Tiens ? J'ai laissé passer la demie ? Décidément, je suis une glandeuse en voie de savoir bien glander !

Lumière revenue, je pourrais aller faire chauffer de l'eau mais me dis que je vais d'abord passer 5 min à rédiger un petit bilan. Lequel, finalement, m'aura occupée 40 min à peu près. Waouh !!! Le temps aura passé plus vite à raconter l'heure qu'à la vivre !

Et comme ce petit bilan est finalement très gros, je décide de le poster sur mon blog plutôt que sur Facebook, mais comme le copié-collé produit des erreurs de code HTML je passe encore un temps fou à réparer tout ça. Et hop. Encore 10 minutes de passées (se souvenir qu'il ne fat pas copier-coller depuis la fenêtre FB de rédaction de messages)

Expérience intéressante, qui n'a en fait d'intérêt que si elle est répétée régulièrement. Raison pour laquelle je m'en fous un peu d'avoir rallumé plus tôt. Une seule heure à ce régime dans l'année, c'est très maigre. Il faudrait en faire au moins une par mois ! A grands renforts de jeux de société et d'histoire racontées entre amis, il doit y avoir (je persiste) des tas de trucs à faire. Et c'est une évidence, car après tout, ce concept de convivialité dans l'ombre n'est rien de plus que la veillée de nos aïeux.

Allez... je poste ça, et après je recopie à nouveau mon post sur mon profil facebook ! Postage en double. On est accro à l'ordinateur ou on ne l'est pas.