margeIl y a dans la marge droite du blog une petite liste des productions littéraires de la Sélénite du blog, et dans cette liste, tout en haut, figure un roman western. 

Après de longues années de délaissement quasiment total, le genre a re-pointé son nez dans les cinémas français, avec en 2016, deux films dont on a beaucoup parlé, et un troisième en 2018. A la parution du roman sus-évoqué, on pourra donc se dire que la rédaction de ce roman a été inspirée par ce début  de retour. Mais non.

Il a été rédigé en 2014, et finalisé (porté à l'état de manuscrit) en 2015. C'est à dire un peu avant la création de collections western chez les éditions Actes Sud et Télémaque, avant quoi les seuls romans western publiés en tant que tels étaient ceux des éditions Gallmeister, les autre étant en général "polar" ou "historique". Un heureux hasard ? Pas sûr, car ces collections s'intéressent à des "vrais westerns", c'est à dire des auteurs américains.

Il y a pourtant eu une maison d'édition spécialisée dans le western d'auteur français : Eastern. Une très petite structure qui, après avoir galéré cinq ans et survécu en se créant des collections "auxiliaires" dans les genres SFFF, a fini par fermer cette même année.

Depuis, le genre a re-pointé son nez dans les cinémas français, où il était devenu pour ainsi dire absent, ainsi qu'à la TV, où il reprend de la place. Nous sommes en 2019, et on voit des bottines aux airs de mocassins et des vestes à franges dans les vitrines, signe que l'esprit far-west séduit un peu.

2019-06-27--IMG_2201---500En 2015, l'aventure était mal barrée. L'est-elle moins à présent ?

Il serait désespérant de penser qu'il n'y a rien à espérer, mais en fait, la situation n'est qu'à peine meilleure. Elle l'est juste assez pour penser que l'amélioration va continuer et ouvrir des portes.

Après un "oui" avorté, et deux "refus positifs" c'est à dire argumentés de façon agréable à lire mais tout de même "non", la Sélénite du blog a décidé de laisser tomber la recherche d'éditeur pour son roman western.

Avant cela, il y a eu pas mal de refus-type, ce dont on finit par se lasser. Pour les non-initiés à ce jargon : un refus-type, c'est un courrier ou un mail expliquant que le livre a des qualités, mais ne correspond pas à la ligne éditoriale, ou bien n'a pas séduit tout le comité de lecture, mais sans évoquer aucun point du scénario ni du style. Au moment où la décision d'autoéditer, a été prise, il n'y avait encore eu que le "oui", dont l'annulation, à un moment où beaucoup de petites structures fermaient plus ou moins subitement, a produit un énorme effet de démoralisation.

Après tout, le genre western est étroitement lié à l'esprit d'aventure et de découverte... alors quitte à s'épuiser pour convaincre, autant s'adresser directement au public !

Quelques derniers envois pour ce roman ont été effectués en même temps que les premiers pour le second roman indiqué dans la marge du blog. A cette occasion, la sélénite du blog a constaté que sa technique pour traquer les adresses web de petites maisons d'édition s'est considérablement améliorée. Il est très possible que la décision d'autoéditer ait été prise un peu hativement, mais l'envie d'envoyer n'y est plus.

Des envois, c'est du temps, des cogittions, du stress. Sans compter que le livre dort dans son coin de disque dur, mais seulement d'un oeil.

Plus d'autre. Terminé.

Le Western est un genre-niche, où le public est à la fois rare et exigeant. L'aventure est un peu folle, mais tant pis.