2019-07-29--Jeff-devant-Terre---500Quand on a plusieurs plats à cuisiner, il faut s'organiser pour ne pas paniquer entre les casseroles.  

Quand on a plusieurs romans à travailler, c'est pareil.  

En vue de l'autoédition du roman Western, j'en avais entamé l'an dernier une correction minutieuse, en essayant d'être aussi exigeant que le serait un éditeur. Mine de rien... on croit que le manuscrit a été fignolé à fond, et en fait, il y a encore des fautes ! Il arrive même qu'on en trouve dans des livres édités, pourtant passés par un correcteur professionnels. Aussi longue et minutieuse qu'ait été la finalisation en manuscrit, ce n'est pas suffisant pour le faire passer à l'étape de livre. 

J'ai donc passé beaucoup de temps sur cela... et même beaucoup trop. Le stress s'y mettant, je me suis mise à patiner, stagner, et n'ai pas compris qu'il fallait faire une pause, si bien que les nerfs ont fini par craquer, en mode #JeSuisNulle #ToutCeQueJeFaisEstMerdique #SuisBonneARien (etc.). 

A la suite de quoi, j'ai d'abord tout lâché, tous textes réunis, parce que j'avais besoin d'un gros-gros recul, une pause complète, et parce que ma vie personnelle s'est très opportunément trouvée perturbée par des emmerdes chronophages, qui m'ont paradoxalement remonté le moral. 

Mais par peur d'une rechute, j'ai choisi de laisser reposer encore un peu les préocupations pré-éditoriales, et pour mieux l'écarter de ma tête, m'occuper d'autre chose.

Mon roman Space Opera a été mis en chantier avant le Western (je parle ici du premier jet de texte), puis mis de côté une première fois pendant l'écriture dudit western, travaillé en parrallèle avec d'autres textes pendant un temps assez long, mis de côté après achèvement dudit premier jet, repris deux ans plus tard pour effectuer le peaufinage, puis encore mis en attente parce que la relecture à froid n'était pas satisfaisante (loin de là), et en juin 2019, deux ans après le premier peaufinage, j'en ai entamé un deuxième... avec la très solide impression d'avoir sous le nez un premier jet écrit trop vite, et non un texte déjà retravaillé. Je savais avoir traversé en 2017 une longue période de néant, mais n'imaginais pas que c'était à ce point.

Le but du changement de programme étant d'éviter l'auto-flagellation abusive, je me suis un moment demandé si le remède n'allait pas être pire que le mal !

2019-10-01-Guerrier----300L'idée était de peaufiner le Space Opera, puis revenir à la correction du Western, mais sans y passer des plombes. Un gros éloignement de thème et de travail, mais pas trop important en durée. Reprendre la correction en septembre aurait été un bon planning... sauf qu'à la fin août, je n'avais même pas atteint le tiers du roman. Pas assez de temps suffisamment libre. Hé oui, c'est comme ça : pour écrire, je peux éventuellement me contenter d'un quart d'heure par ci, cinq minutes par là, et penser à autre chose en même temps. Pour peaufiner, il me faut de la concentration et de la tranquillité. Heureusement, septembre venu, j'ai avancé. Pas rapidement, hélas, car c'était une partie où l'ambiance space fantasy pousse vers le high fantasy, ce qui me motivait fort peu. Voilà ce que c'est, de se lancer dans des trucs en auto-défi, pour voir comment on y arrive et comment on s'y sent. Parfois, on y est mal à l'aise.

La peur de passer un an sur ce peaufinage, l'envie de m'occuper un peu de cette fichue correction pré-éditoriale, et la crainte que ma lassitude du space opera atteigne la saturation m'ont fait décider de faire une pause une fois atteint le milieu du roman. Et pourquoi pas ? Puisque ce roman Space Opera est un pavé qu'il faudra découper en deux tomes ? En faisant une pause au milieu, je reprendrai le peaufinage sur le début du tome 2 et pourrai mieux évaluer la façon dont il s'aborde.

2019-08-26---ombre-Slack-1----300La moitié du roman en peaufinage a été atteinte mercredi dernier. Hourra !!!

La correction n'a pas encore repris. Petite pause pour ne pas basculer d'univers trop brutalement, et prendre le temps de souffler après quelques jours durant lesquels je suis restée scotchée au texte de très longues et nombreuses heures.

Comme la correction pré-éditoriale va être quelque chose de très éprouvant moralement, je vais dans le même temps me remettre à écrire du premier jet.

J'ai aussi prévu de demander avis à des lecteurs, afin de ne pas me lancer dans l'auto-édition d'un truc que je ne saurais pas à qui fourguer, comment, ni même si c'est fourgable. La sélénite est une créature pratiquant souvent l'auto-flagellation, ce qui présente l'avantage de pousser à s'améliorer mais gêne beaucoup quand il s'agit de dire "lisez mon livre, il est génial". D'où il découle forcément la possibilité que je décide au bout du compte de renoncer au projet, mais j'espère bien ne pas en arriver là, car la sélénite est également une créature affreusement têtue.

Et vu le nombre de chroniques de livres que je n'ai pas redigées depuis un moment, il pourrait être intéressant de m'y remettre aussi.